mercredi 1 novembre 2017
Cantique des quantiques : un coup de pied dans les particules
Je viens de lire ce livre qui a changé mon regard sur le monde, un livre difficile : Le cantique des quantiques, de Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod.
Mon intérêt récurrent pour la mécanique quantique tient au fait qu'elle révolutionne les modes de pensée traditionnels, même s'il y a une forte résistance, dans la communauté scientifique, à adopter ces points de vue qui ne touchent pas seulement la physique, mais aussi l'astronomie, la biologie, la médecine, la psychologie, la sociologie et l'informatique.
Pour comprendre Le cantique des quantiques, j’ai fait du rattrapage en physique et en maths, sur des sujets dont je vous ferai grâce, car ce serait dommage que vous vous endormiez avant d’avoir lu cet article.
J’ai vu des commentaires d’acheteurs déçus, sur Amazon, à propos du Cantique des quantiques. Certains lecteurs, ayant cru qu'il s'agissait d'un livre accessible au large public, protestaient contre sa complexité. Je compatis.
Mais qu’ils se consolent en se disant que ce qu’ils n’ont pas compris, en fait, n’est compréhensible pour personne, pas même les auteurs du livre qui, en fin d’ouvrage, ne cessent de poser des questions sans pouvoir y répondre, à propos de ce fichu univers qu’on croyait si solide, si réel, si stable, sans trop de surprises, mais qui, à mesure que la physique avance dans ses découvertes, ressemble de plus en plus au Pays des Merveilles d’Alice.
Alors, pour cet article, j’ai décidé de mettre en pratique la citation d’Albert Einstein “Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne le comprenez pas complètement”, mais avec un titre pareil, “Cantique des quantiques : un coup de pied dans les particules”, me voilà mal parti. Quoique… maintenant que l’éducation sexuelle est enseignée dès le cours préparatoire, s’ils ne comprennent pas le gag, ils pourront toujours demander à la maîtresse qu’elle leur explique.
Mais trêve d’humour douteux. Peut-on vraiment mettre ce principe d'Einstein en application ? Est-il possible d'expliquer la physique quantique, on dit aussi "mécanique quantique", de façon simple, claire, abordable, peut-être pas à des enfants de six ans, mais au lecteur ayant des notions élémentaires en physique ?
C'est l'expérience que je voudrais tenter ici.
Une petite mise en garde, cependant. Les clefs qui expliquent et rendent cohérents les paradoxes quantiques sont à la fin de cet article, notamment dans la section intitulée HUILE POUR MÉCANIQUE QUANTIQUE. Mais pour les comprendre, il faut déjà connaître les principes physiques sous-jacents, comme la différence entre ondes et particules, ou ce qu'est un "champ" d'énergie. Donc, suivant votre niveau en physique, vous pouvez survoler rapidement les premières parties, et constater que vous "saviez déjà tout ça", avant de lire la partie intitulée Nous sommes tous des univers et les suivantes. Ou alors, si cette introduction contient des éléments que vous ne comprenez pas, assurez-vous de bien les intégrer avant de passer à la suite.
Quel intérêt ? Pourquoi vous soucier de la façon dont la matière et l'énergie fonctionnent ? Après tout, ces sujets n'intéressent que les physiciens, n'est-ce pas ?
Parce que la physique quantique fait intervenir le phénomène de la conscience, et elle révèle ses interactions étranges avec la matière et l'énergie. Et lorsque vous comprendrez comment cette conscience est impliquée dans le "fonctionnement" de la réalité, cela pourrait bien, tout comme ça l'a fait pour moi, changer votre regard sur le monde.
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Al Lakeriver
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novembre 01, 2017
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samedi 4 mars 2017
Du sang dans les tomates
J'ai lu une série de livres que j'ai adorée. C'est une saga paramédiévale en quatre tomes, dévoilant peu à peu une légère teinte de science-fiction, à mesure que le récit avance.
Le Livre de Cendres, de Mary Gentle :
I – La guerrière oubliée
II – La puissance de Carthage
III – Les Machines sauvages
IV – La dispersion des ténèbres
Ce qui m'a frappé, dans ce roman, c'est l'extrême intelligence de son auteure. L'histoire, atypique, mêle réalisme historique (champs de bataille et vie militaire y sont décrits de façon riche et palpitante), un merveilleux subtil, à la frontière du réel, et l'introduction progressive d'éléments SF tellement plausibles que Michael Crichton ne les aurait pas reniés. Je pense notamment à son Prisonniers du temps, une expérience de téléportation quantique qui a mal tourné.
Bref, avec Le Livre de Cendres, je me suis laissé emporter dans un tourbillon épique saisissant, émaillé d'un humour agréable et chaleureux, notamment lors des échanges entre l'auteur fictif du "Livre de Cendres" (un manuscrit médiéval) et son éditrice, sorte de trompe-l'œil où un deuxième écrivain, "l'auteur originel" de l'histoire, est aussi un personnage du récit. Cela faisait longtemps qu'un roman ne m'avait pas autant passionné.
vendredi 1 juillet 2016
Tout le monde doit mourir… ou pas
Valar morghulis, "Tout le monde doit mourir", est la devise des assassins "Sans-visage", dans la saga livresque Le Trône de fer, de George RR Martin, devenue la série télévisée Game of Thrones (Le jeu des trônes).
Il y a quelques années, je lisais Le Trône de fer.
C'était bien avant que le grand public du petit écran s'y intéresse. À cette époque, la fantasy était encore considérée par beaucoup comme un genre littéraire mineur, réservé au geeks, aux enfants ou à ces "adultes" ayant conservé une âme d'enfant. D'aucuns diraient "immatures".
Quoique… avec le Trône de fer, on s'éloignait beaucoup du monde merveilleux de l'enfance pour naviguer dans celui, plus sombre, plus brutal, plus effrayant, des adultes.
Trahisons et meurtres à foison, tortures, viols, inceste… George RR Martin menait sa barque de l'enfer sur un flot de sang et de souffrance.
Si le message du Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien était l'espoir, l'auteur du Trône de fer s'acharnait à me prouver que je devais y renoncer peu à peu, mort après mort de mes personnages préférés.
Publié par
Al Lakeriver
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juillet 01, 2016
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dimanche 26 juin 2016
Liberté d'esprit
Nous parlions avec une auteure de garder un esprit libre, indépendant, rebelle à la solidité du monde, et de cultiver l'attitude qui consiste à "désobéir à la réalité", par exemple en imaginant de l'eau qui coule de bas en haut. D'abord goutte à goutte, jusqu'à obtenir un filet continu, puis une cascade inversée rugissante.
Ce type d'exercice constitue un bon entraînement pour développer l'imagination, outil essentiel de l'écrivain.
On pourrait concevoir d'autres exercices, pour libérer son imagination des contraintes réalistes. En plus d'ouvrir l'esprit à d'autres horizons littéraires, ceux-ci pourraient s'avérer thérapeutiques pour le moral.
Imaginez une vie différente…
Alors que, jusqu'à présent, c'était les autres, la nécessité, le fleuve boueux des médias, le mouvement inexorable du troupeau, les obligations matérielles qui dictaient le scénario de votre existence, décidez que vous allez introduire un nouvel élément dans l'intrigue.
Un personnage inattendu…
De nouvelles possibilités…
Tout semblait désespéré, lorsqu'un évènement survint qui changea la donne.
Oui, mais la triste réalité…
RÉÉCRIVEZ-LA !
vendredi 31 juillet 2015
Question de point de vue
Aujourd’hui, c’était la pire journée que j’ai jamais eue
Alors n’essayez pas de me convaincre que
Il y a du bon dans chaque journée,
Parce que, lorsque vous regardez plus attentivement,
Ce monde est un endroit plutôt moche,
Même si
Un peu de bonté brille vraiment de temps à autre,
La satisfaction et le bonheur ne durent pas,
Et ce n’est pas vrai que
Tout repose sur l’esprit et le cœur,
Parce que
Le vrai bonheur peut être atteint
Uniquement si l’on vit dans un bon environnement,
Ce n’est pas vrai qu’il y a du bon en ce monde
Je suis sûr que vous êtes d’accord avec moi,
La réalité
Crée
Mon attitude
Tout est hors de mon contrôle,
Et jamais, à aucun moment, vous ne m’entendrez dire que
Aujourd’hui était une bonne journée
Maintenant, lisez de bas en haut.
dimanche 21 juin 2015
Rêver d'un monde meilleur
Privez une créature vivante, humaine ou animale, de la possibilité de rêver, elle meurt. Lorsqu’une personne vieillit, elle rêve de moins en moins. Rêver est nécessaire à la vie, autant que l’air, l’eau ou la nourriture.
Rêve-t-on seulement la nuit ? Et qu'est-ce que l'imagination, sinon le rêve éveillé ?
Doit-on punir l'enfant rêveur ou lui passer la camisole chimique pour museler son soi-disant "Trouble de Déficit d'Attention" ?
Et si c'était un processus naturel, l'exercice d'un don artistique naissant ou d'une aptitude créatrice dans un domaine que vous ignorez, et qu'il n'a pas encore formulé.
"I have a dream… je rêve", scandait Martin Luther King dans son fameux discours.
Léonard de Vinci était un enfant extrêmement rêveur.
"L'imagination est
plus importante
que la connaissance."
Albert Einstein
plus importante
que la connaissance."
Albert Einstein
lundi 2 février 2015
Prince grenouille pour les nuls
Vous qui pleurez sur les morceaux épars d'un rêve brisé.
Vous qui gisez dans la boue, au fond d'une mare si visqueuse, si collante, que vous ne savez plus comment rebondir.
Ce conte est pour vous.
Oyez ! Oyez ! Gentils sires, gentes dames et gentes damoiselles, l'histoire du prince grenouille qui rêvait d'être ménestrel.
Approchez, approchez !
N'ayez crainte, empoignez-moi cette souris, ce rongeur électrique que vous tenez à la main, et appuyez donc sur ce terrible tableau, avant que la princesse ne coupe définitivement les pattes de notre héros pétrifié, le sire tête-à-l'envers, jadis plein de ressort.
Oyez ! Oyez ! Braves gens… si vous n'avez plus la force d'avancer dans votre quête miraculeuse… si les bras vous en tombent, de trop de lassitude, lisez donc cette histoire qui redorera votre blason, relancera la galopade échevelée de votre cœur d'enfant. Lui qui s'est arrêté de battre depuis si longtemps que vous avez oublié sa chanson trépidante.
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