vendredi 1 juillet 2016
Tout le monde doit mourir… ou pas
Valar morghulis, "Tout le monde doit mourir", est la devise des assassins "Sans-visage", dans la saga livresque Le Trône de fer, de George RR Martin, devenue la série télévisée Game of Thrones (Le jeu des trônes).
Il y a quelques années, je lisais Le Trône de fer.
C'était bien avant que le grand public du petit écran s'y intéresse. À cette époque, la fantasy était encore considérée par beaucoup comme un genre littéraire mineur, réservé au geeks, aux enfants ou à ces "adultes" ayant conservé une âme d'enfant. D'aucuns diraient "immatures".
Quoique… avec le Trône de fer, on s'éloignait beaucoup du monde merveilleux de l'enfance pour naviguer dans celui, plus sombre, plus brutal, plus effrayant, des adultes.
Trahisons et meurtres à foison, tortures, viols, inceste… George RR Martin menait sa barque de l'enfer sur un flot de sang et de souffrance.
Si le message du Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien était l'espoir, l'auteur du Trône de fer s'acharnait à me prouver que je devais y renoncer peu à peu, mort après mort de mes personnages préférés.
Publié par
Al Lakeriver
le
juillet 01, 2016
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Quelques lignes entre les pages
dimanche 26 juin 2016
Liberté d'esprit
Nous parlions avec une auteure de garder un esprit libre, indépendant, rebelle à la solidité du monde, et de cultiver l'attitude qui consiste à "désobéir à la réalité", par exemple en imaginant de l'eau qui coule de bas en haut. D'abord goutte à goutte, jusqu'à obtenir un filet continu, puis une cascade inversée rugissante.
Ce type d'exercice constitue un bon entraînement pour développer l'imagination, outil essentiel de l'écrivain.
On pourrait concevoir d'autres exercices, pour libérer son imagination des contraintes réalistes. En plus d'ouvrir l'esprit à d'autres horizons littéraires, ceux-ci pourraient s'avérer thérapeutiques pour le moral.
Imaginez une vie différente…
Alors que, jusqu'à présent, c'était les autres, la nécessité, le fleuve boueux des médias, le mouvement inexorable du troupeau, les obligations matérielles qui dictaient le scénario de votre existence, décidez que vous allez introduire un nouvel élément dans l'intrigue.
Un personnage inattendu…
De nouvelles possibilités…
Tout semblait désespéré, lorsqu'un évènement survint qui changea la donne.
Oui, mais la triste réalité…
RÉÉCRIVEZ-LA !
vendredi 31 juillet 2015
Question de point de vue
Aujourd’hui, c’était la pire journée que j’ai jamais eue
Alors n’essayez pas de me convaincre que
Il y a du bon dans chaque journée,
Parce que, lorsque vous regardez plus attentivement,
Ce monde est un endroit plutôt moche,
Même si
Un peu de bonté brille vraiment de temps à autre,
La satisfaction et le bonheur ne durent pas,
Et ce n’est pas vrai que
Tout repose sur l’esprit et le cœur,
Parce que
Le vrai bonheur peut être atteint
Uniquement si l’on vit dans un bon environnement,
Ce n’est pas vrai qu’il y a du bon en ce monde
Je suis sûr que vous êtes d’accord avec moi,
La réalité
Crée
Mon attitude
Tout est hors de mon contrôle,
Et jamais, à aucun moment, vous ne m’entendrez dire que
Aujourd’hui était une bonne journée
Maintenant, lisez de bas en haut.
dimanche 21 juin 2015
Rêver d'un monde meilleur
Privez une créature vivante, humaine ou animale, de la possibilité de rêver, elle meurt. Lorsqu’une personne vieillit, elle rêve de moins en moins. Rêver est nécessaire à la vie, autant que l’air, l’eau ou la nourriture.
Rêve-t-on seulement la nuit ? Et qu'est-ce que l'imagination, sinon le rêve éveillé ?
Doit-on punir l'enfant rêveur ou lui passer la camisole chimique pour museler son soi-disant "Trouble de Déficit d'Attention" ?
Et si c'était un processus naturel, l'exercice d'un don artistique naissant ou d'une aptitude créatrice dans un domaine que vous ignorez, et qu'il n'a pas encore formulé.
"I have a dream… je rêve", scandait Martin Luther King dans son fameux discours.
Léonard de Vinci était un enfant extrêmement rêveur.
"L'imagination est
plus importante
que la connaissance."
Albert Einstein
plus importante
que la connaissance."
Albert Einstein
lundi 2 février 2015
Prince grenouille pour les nuls
Vous qui pleurez sur les morceaux épars d'un rêve brisé.
Vous qui gisez dans la boue, au fond d'une mare si visqueuse, si collante, que vous ne savez plus comment rebondir.
Ce conte est pour vous.
Oyez ! Oyez ! Gentils sires, gentes dames et gentes damoiselles, l'histoire du prince grenouille qui rêvait d'être ménestrel.
Approchez, approchez !
N'ayez crainte, empoignez-moi cette souris, ce rongeur électrique que vous tenez à la main, et appuyez donc sur ce terrible tableau, avant que la princesse ne coupe définitivement les pattes de notre héros pétrifié, le sire tête-à-l'envers, jadis plein de ressort.
Oyez ! Oyez ! Braves gens… si vous n'avez plus la force d'avancer dans votre quête miraculeuse… si les bras vous en tombent, de trop de lassitude, lisez donc cette histoire qui redorera votre blason, relancera la galopade échevelée de votre cœur d'enfant. Lui qui s'est arrêté de battre depuis si longtemps que vous avez oublié sa chanson trépidante.
vendredi 4 juillet 2014
En travers de la gorge
Qui fait pas semblant de l'être
C'est caresse pour l'esprit
De l'air frais dans la tête.
Les idées qui te rongent
Ne te veulent pas du bien,
La noirceur où tu plonges
En sera le témoin.
Il n'y a que le mensonge qui blesse,
Ne va pas croire l'inverse,
Seules les bouches hostiles
Accusent la vérité
Du venin que distillent
Leurs crocs empoisonnés.
Y a tellement de façons
De briser un cœur pur,
On en fait des chansons,
Des poèmes sur les murs
De toutes ces prisons
Où l'âme fait des ratures,
Victime de fausses raisons,
Mais de vraies impostures.
Il n'y a que le mensonge qui blesse,
Ne va pas croire l'inverse,
Seules les bouches hostiles
Accusent la vérité
Du venin que distillent
Leurs crocs empoisonnés.
"Pourquoi", c'est l'appât
"Parce que", c'est l'hameçon,
Ne mange pas de ce pain-là,
Recrache-le, c'est poison.
À chacun son atmosphère,
Pour le poisson, c'est l'eau ;
Laisse au pêcheur son air,
Il te mène en bateau.
Il n'y a que le mensonge qui blesse,
Ne va pas croire l'inverse,
Seules les bouches hostiles
Accusent la vérité
Du venin que distillent
Leurs crocs empoisonnés.
vendredi 10 septembre 2010
Cure de jouvence… un régime sans stress
Ce passage du roman d'Henri Vincenot, La Billebaude, est d'autant plus savoureux que l'auteur a été journaliste :
Par curiosité, j'ai tapé [presse "bonnes nouvelles"] dans Google, comme ça, pour voir.
À ma grande surprise, j'ai trouvé des blogs et des sites qui mettaient cette idée en pratique.
Dont celui-ci…
http://www.des-bonnes-nouvelles.org/
Mais il avait voulu, lui aussi, coiffer le casque écouteur et entendre la bonne parole "radiodiffusée", et en quelques instants, il avait appris tant de catastrophes et de menaçantes foutaises, qu'il avait piqué une colère noire. D'un seul coup, il avait été informé du krach de Wall Street., de plusieurs crimes odieux, de la chute du ministère, et enfin de l'arrivée de la Crise, la Grande Crise1, et il s'était mis à manger moins, à ne plus pouvoir s'endormir avant neuf heures du soir, à rabrouer son monde. On n'entendait plus son rire en hahaha ! Les femmes elles-mêmes n'osaient plus chanter cantique. Bref, la famille sombra, en quelques jours, dans la plus noire des hypocondries, écrasée par la plus maligne des maladies épidémiques :
L'INFORMATION !
Le grand-père le comprit le premier. Un jour que le bavard du micro rendait compte de l'effondrement des cours, de "l'effroyable montée du chômage", des grèves et des premières occupations d'usines, je le vis se congestionner comme un coq-dinde amoureux, arracher les écouteurs, en faire, avec le fil de prise de terre, un paquet qu'il envoya directement dans les cendres de la cheminée en criant :
– … Mais qu'est-ce que j'en ai à faire de vos goguenettes et de vos parigoteries ?… Vous voyez pas que je vais en perdre salive avec leurs racontars ?… Vous voyez pas que ce sacré vains dieux d'appareil va me ruiner l'appétit et me gâcher mon bon temps ?… Allez, allez, gamin ! va me jeter ça sur le fumier !
Puis, se reprenant :
– … Non, pas sur le fumier. Ça serait encore capable de faire avorter mes salades !… Va mettre ça où tu voudras, mais ne ramène jamais cette espèce d'encolpion dans notre maison !
Mon grand-père venait, sans peut-être s'en rendre compte, de prolonger sa vie de vingt ans et sans doute davantage. Et il reprit bien vite ses allées et venues et son air magnifique.
1. Celle de 1930-1935.
La Billebaude, par Henri Vincenot, aux Éditions Gallimard (Folio).
Par curiosité, j'ai tapé [presse "bonnes nouvelles"] dans Google, comme ça, pour voir.
À ma grande surprise, j'ai trouvé des blogs et des sites qui mettaient cette idée en pratique.
Dont celui-ci…
http://www.des-bonnes-nouvelles.org/
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